Premier 3ème pilier

Quel 3e pilier selon votre âge ?

Réponse en bref

À chaque âge sa stratégie. Plus on commence tôt, plus le capital final est élevé : démarrer à 25 ans plutôt qu'à 35 représente environ CHF 230'000 de plus à 65 ans. Mais ouvrir un premier 3e pilier reste rentable même à 50 ans grâce à l'économie d'impôt immédiate.

Le bon réflexe de 3e pilier n'est pas le même à 25, 35 ou 50 ans : horizon de placement, tranche fiscale et capacité d'épargne évoluent. Voici, par tranche d'âge, ce qui change et comment décider.

Pourquoi l'âge change tout

Le 3e pilier capitalise dans le temps : chaque année d'avance compte. À 25 ans, l'horizon de 40 ans démultiplie l'effet des intérêts composés ; à 50 ans, c'est surtout la tranche fiscale élevée qui rend la déduction rentable. Le montant à verser et le support (compte, fonds) se choisissent donc en fonction de votre âge.

Le guide par tranche d'âge

Vue d'ensemble : notre guide central du premier 3e pilier.

Combien viser selon votre âge

Le montant accumulé à 65 ans dépend surtout de l'âge auquel vous commencez, parce que les intérêts composés travaillent d'autant plus longtemps. Voici un ordre de grandeur, à effort d'épargne identique (CHF 6'000/an, rendement net 4 %, hypothèse illustrative) :

Âge de départHorizonPrioritéCapital indicatif à 65 ans
25-30 ans35-40 ansMaximiser l'horizon, fonds actions (TER bas)~ CHF 440'000-570'000
35-40 ans25-30 ansViser le plafond, fonds mixte~ CHF 250'000-340'000
45-50 ans15-20 ansÉconomie d'impôt immédiate, sécuriser à l'approche~ CHF 120'000-180'000

À 25-30 ans, le levier dominant est le temps : même de petits versements deviennent un capital important, et un placement en fonds d'actions a le temps d'absorber les fluctuations. À 35-40 ans, on cherche à verser le plafond chaque année (CHF 7'258 en 2026 pour un salarié) pour cumuler capital et déduction. À 45-50 ans, l'horizon est plus court mais la tranche fiscale est élevée : chaque franc versé génère une économie d'impôt forte, ce qui rend l'ouverture rentable même tardivement. Dans tous les cas, le bon réflexe est d'ouvrir maintenant et d'augmenter le versement à chaque hausse de revenu.

Est-il trop tard pour commencer ?

Non, sauf une fois l'âge de référence AVS dépassé. Tant que vous percevez un revenu soumis à l'AVS, vous pouvez ouvrir et alimenter un 3e pilier — et même jusqu'à 5 ans au-delà de l'âge de référence si vous continuez à travailler. À 55 ou 60 ans, l'horizon est court mais la tranche fiscale est souvent à son maximum : chaque versement génère alors la plus forte économie d'impôt de toute votre carrière. La vraie erreur n'est pas de commencer tard — c'est de ne pas commencer du tout.

Questions fréquentes

À quel âge faut-il ouvrir un 3ème pilier ?

Dès le premier salaire soumis à l'AVS, idéalement dans la vingtaine. Plus tôt vous commencez, plus les intérêts composés jouent : démarrer à 25 ans plutôt qu'à 35 peut représenter environ CHF 230'000 de capital supplémentaire à 65 ans.

Est-ce encore rentable d'ouvrir un 3ème pilier à 50 ans ?

Oui. L'horizon est plus court (environ 15 ans), mais la tranche fiscale élevée à cet âge maximise l'économie d'impôt. Sur 15 ans, on accumule typiquement CHF 120'000 à 180'000, plus les économies d'impôt cumulées.

Peut-on cotiser après 65 ans ?

Oui, si vous exercez encore une activité lucrative soumise à l'AVS, jusqu'à 5 ans après l'âge de référence. Le capital peut aussi rester investi jusqu'à ce moment.

Quel montant verser selon son âge ?

Le plafond 2026 est de CHF 7'258 par an pour un salarié, quel que soit l'âge. Jeune, on peut commencer à CHF 200-300/mois et augmenter avec le revenu ; à l'approche de la retraite, viser le plafond pour maximiser la déduction.

Sources officielles

L'équipe mon3p.ch

Cinq anciens du secteur de la prévoyance suisse, réunis pour expliquer le 3e pilier sans intérêt caché. Rencontrer l'équipe →